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Les Reveries de Rousseau

Les Reveries de Rousseau

Ces 27 cartes sont pour moi une invitation à jouer, à jouer un spectacle consacré à la rêverie. Une rêverie dans l’univers sonore de Philippe Hersant qui a choisi de mettre en contrepoint Rousseau et l’un de ses admirateurs, Hölderlin. Ce dernier a célébré le philosophe, en quelques phrases fulgurantes, comme celui qui avait choisi de « vivre presque oublié, dans l’ombre de la forêt. » Ses ver s, chantés par les Solistes de Lyon-Bernard Tétu, feront résonner la solitude de Rousse au avec l’effroi romantique du Wanderer. « Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. » Jean-Jacques Rousseau vit la rêverie comme « une suspension des peines », une manière d’échapper à son sort d’homme persécuté pour se trouver face à lui-même en communion avec la nature. Le comédien Marc Berman portera le texte et incarnera le promeneur solitaire. Il croisera sur scène un autre maître-promeneur, Lionel Guibout qui peint des forêts. Depuis des années, ce peintre scrute les écorces des arbres pour en fa ire surgir des paysages. Il travaillera en direct sur le plateau. À eux tous, ils donneront une manière de performance, une forme scénique pour les soliloques géniaux de Rousseau, ce précurseur de notre folie moderne. Jean Lacornerie Auteur du spectacle Jean-Jacques Rousseau Compositeur Philippe Hersant Chef d’orchestre Bernard Tétu Mise en scène Jean Lacornerie Interprète(s) Nicolas Fritot, Frédéric Piat, Wilhem Latchoumia, Yoko Takeuchi, Marion Tassou, Laure Dugué, Sarah Jouffroy, Svetli Chaumien, François Roche, Jacques Bona, Etienne Bazola-Minori, Jacques Di Donato Comédien(s) Marc Bernam, Lionel Guibout Réalisateur(s) Laurent Préyale Image Jérôme Beffay, Jean-Loup Blanchon, Cyril Collot, Daniel Crétois, Guilhem Gaillard, Céline Metzger, Alain Schmitter Montage Mélanie Ducret Mixage Pierre-Emmanuel Guinois